COVID-19 : non assistance à personne en danger

COVID-19 : non assistance à personne en danger

Jusqu’à aujourd’hui, les autorités belges adoptent une politique unique dans l’histoire de la médecine moderne : celle de l’abandon du patient suspecté d’être infecté par le SARS-CoV-2 et la mise en quarantaine du malade atteint de la COVID sans prise en charge. Des milliers de citoyens attendent des jours meilleurs ou l’hôpital, voire la mort.

Des autorités qui n’ont pas jugé pertinent de renseigner les vaccinés sur le fait que les candidats vaccins inoculés sont au stade d’essais cliniques de phase 3. Des citoyens qui n’ont donc pas été informés que des grandes inconnues demeurent concernant le schéma vaccinal, l’immunogénicité, les contre indications et les effets secondaires. 

Les droits du patient

Le mot patient est dérivé du latin patiens signifiant « celui qui endure » ou « celui qui souffre ».

Pour protéger ce citoyen vulnérable, en 2002, le législateur a souhaité placer le patient au centre des préoccupations de la relation de soin. Les travaux des députés ont aboutit à la loi du 22 août 2002 dont le but est de promouvoir la qualité de la relation thérapeutique en favorisant la confiance et la transparence au sein de celle-ci. Trois articles de la loi sont particulièrement intéressants dans le cadre de la pandémie de COVID-19 :

  • (article 5) « Le patient a droit, de la part du praticien professionnel, à des prestations de qualité répondant à ses besoins et ce, dans le respect de sa dignité humaine(1) et de son autonomie et sans qu’une distinction d’aucune sorte ne soit faite. »
  • (article 7) « Le patient a droit, de la part du praticien professionnel, à toutes les informations qui le concernent et peuvent lui être nécessaires pour comprendre son état de santé et son évolution probable. »
  • (article 8) « Le patient a le droit de consentir librement à toute intervention du praticien professionnel moyennant information préalable. (…) Les informations fournies au patient, en vue de la manifestation de son consentement (…) concernent l’objectif, la nature, le degré d’urgence, la durée, la fréquence, les contre-indications, effets secondaires et risques inhérents à l’intervention et pertinents pour le patient, les soins de suivi, les alternatives possibles et les répercussions financières. »

(1) La notion de « dignité humaine » est largement traitée par Grégoire Loiseau dans « Le droit des personnes »

Le serment du médecin

Le praticien prête un serment traditionnel avant de commencer à exercer. Communément appelé « serment d’Hippocrate », à notre époque il se décline sous différentes formes en fonction du pays dans lequel exerce le médecin. En Belgique, comme dans de nombreux pays, le « serment des médecins » est écrit à la lumière de la « déclaration de Genève » de l’Association Médicale Mondiale. Au moment où le médecin devient membre de la profession médicale, il prononce le serment suivant (extrait) :

Je prends l’engagement solennel d’œuvrer toujours de mon mieux pour une médecine de qualité, au service des personnes et de la société.

Je considérerai la santé et le bien-être de mon patient comme la priorité.

J’informerai correctement les personnes qui font appel à mes soins.

Je respecterai l’autonomie et la dignité de mon patient.

Je veillerai au plus grand respect de la vie humaine.

Je ne permettrai pas que des considérations d’âge, de maladie ou de handicap, des convictions philosophiques, des considérations d’origine ethnique, de genre, de nationalité, d’affiliation politique, de race, d’orientation sexuelle, de statut social ou tout autre facteur s’interposent entre mon devoir et mon patient. (…)

Vers la version intégrale du serment des médecins

Les malades COVID abandonnés à leur sort en attendant des jours meilleurs ou l’hôpital, voire la mort

Jusqu’à aujourd’hui, les pouvoirs publics belges adoptent une politique unique dans l’histoire de la médecine moderne : celle de l’abandon du patient suspecté d’être infecté par le SARS-CoV-2 et la mise en quarantaine du malade atteint de la COVID sans prise en charge. Le site officiel « info-coronavirus.be » des autorités belges formule un avis inquiétant à l’égard des citoyens présentant des symptômes COVID-19 :

Restez à la maison;
NE contactez PAS un médecin généraliste,
mais utilisez l’outil d’auto-évaluation. S’il apparaît via l’outil que vous avez besoin d’être testé, vous recevrez un code de test via cet outil. Vous pouvez l’utiliser pour prendre rendez-vous dans un centre de test, un laboratoire ou chez un pharmacien.

Et en cas de test est positif :

Restez en isolement minimum 7 jours.
Les personnes avec lesquelles vous vivez doivent observer une quarantaine.
(à noter que la version néerlandophone précise de ne quitter la maison après 7 jours qu’en absence de fièvre depuis au moins 3 jours et si les symptômes cliniques se sont améliorés).

Les médecins ont été nombreux à suivre ces conseils et à renoncer (partiellement) à leur serment. En témoigne le nombre de téléconsultations en 2020 qui, selon l’INAMI, représentait quasi 90 % des consultations chez les médecins généralistes (payées au tarif de 20 euros la consultation).

Aujourd’hui encore, la première réaction de nombreux médecins généralistes est répulsive à l’égard des patients potentiellement contaminés par le SARS-CoV-2, retardant leur prise charge. En témoignent les propos d’une réceptionniste d’une maison médicale qui confirme qu’un patient, dont par exemple le nez coule et qui tousse, doit passer un test PCR avant d’être accepté en consultation. Si le test est négatif, le malade sera consulté par le généraliste deux à trois jours plus tard, mais si le test est positif il devra « rester à la maison et s’isoler 7 jours ». La très grande majorité des malades COVID ont ainsi été abandonnés à leur sort en attendant des jours meilleurs ou l’hôpital, voire la mort.

Seuls quelques courageux médecins, tel le docteur David Bouillon(2) et l’équipe de l’asbl Lagardère unité médico-sociale, ont bravé les autorités et l’ordre des médecins. Ils ont assuré la prise en charge précoce en ambulatoire des patients suspectés de COVID-19 sauvant ainsi des centaines, voire des milliers de vies.

Selon l’Association des médecins et chirurgiens américains : « Des études menées aux États-Unis et dans de nombreux autres pays montrent clairement que les patients traités dans les 5 premiers jours des symptômes ont de meilleurs résultats en utilisant la combinaison de médicaments de l’algorithme ci-dessous. A l’inverse, le taux de mortalité est d’environ 12% dès que de l’oxygène doit être apportée et d’environ 40% lorsque le malade arrive en soins intensifs. »

Les vaccinés désinformés

L’inoculation d’un vaccin est un acte médical et, au moment de prêter serment, les médecins se sont engagés à « informer correctement les personnes qui font appel à leurs soins ». Cette obligation d’information découle également de la loi sur « les droits du patient ». L’article 8 de cette loi précise :

« Le patient a le droit de consentir librement à toute intervention du praticien professionnel moyennant information préalable. (…) Les informations fournies au patient, en vue de la manifestation de son consentement (…) concernent l’objectif, la nature, le degré d’urgence, la durée, la fréquence, les contre-indications, effets secondaires et risques inhérents à l’intervention et pertinents pour le patient, les soins de suivi, les alternatives possibles et les répercussions financières. »

L’objectif du gouvernement, tel qu’affiché dans le flyer «  je me vaccine » est « qu’au moins 70% de la population soit vaccinée pour assurer une immunité collective ». Aussi, il n’a pas été jugé pertinent de renseigner les vaccinés sur le fait que les candidats vaccins inoculés sont au stade d’essai clinique de phase 3. Les citoyens n’ont donc pas été informés que des grandes inconnues demeurent concernant le schéma vaccinal, l’immunogénicité, les contre indications et les effets secondaires.

Dans cette vidéo ci-dessous, Pfizer reconnaît d’ailleurs qu’au moment où son vaccin a obtenu l’autorisation d’utilisation d’urgence seuls deux mois de données cliniques étaient disponibles. Ce n’est qu’un an plus tard, le 4 novembre 2021, au moment où le variant omicron commençait à prendre le relais -et à rendre obsolète les vaccins initiaux- que Pfizer a annoncé le résultat de six mois de suivi de la sécurité et de l’efficacité de son vaccin initial.

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